Depuis fort longtemps, les terres fertiles du Soissonnais produisent des légumes de qualité. Cela fait plus de deux siècles que l’on mentionne l’existence d’un fameux haricot autour de la ville de Soissons. Son goût authentique est toujours apprécié aujourd’hui.

Rue De La Buerie : La Légende Du Haricot De Soissons

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Rue de la Buerie, anciennement rue des Febves (fèves): là est l’origine de la légende du « haricot de Soissons ».

Pendant la guerre de Cent ans, alors qu’une terrible épidémie de peste ravage la contrée, les Soissonnais s’enfuient, emportant avec eux leurs récoltes. Mais pendant leur fuite, beaucoup perdent des graines. A leur retour, ils retrouvent un champ couvert de fèves. L’humidité des berges du canal de La Crise favorise une exceptionnelle récolte qui permit de nourrir toute la population. Ce haricot devenu célèbre est lors dit haricot « de Soissons ».

Le guetteur de la cathédrale

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A la fin du 19ème siècle, le guetteur nommé LE PAON ne quittait pas la tour. Il surveillait la ville et les incendies. Ce fonctionnaire municipal se fatigua de l’aridité de sa plate-forme de pierre. Il l’égaya en semant des haricots dans des caisses, placées le long des garde-fous. Ses plantations s’accrochèrent à la rampe et couronnèrent la tour de la cathédrale d’une verdure étonnante.
« C’est du vrai Soissons » disait-il à ses visiteurs !
Et moins plaisantin que poète naïf, il ne manquait jamais d’ajouter : « Dieu créa la fleur et lui dit Sois Rose ! Il créa le haricot et lui dit Sois Son ! … et va en Paix ! ».
Le guetteur distribuait aussi des grains récoltés aux touristes dans des petits sachets en jute confectionnés pendant ses heures de loisirs.
Tout près de la cathédrale se trouvait un confiseur qui s’intéressa à notre guetteur et à ce qu’il faisait. Il mit au point une petite machine pour fabriquer des bonbons qui sont devenus la spécialité soissonnaise.

La légende du Haricot Jacquot de Soissons

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Il existe à Soissons, une rue de la Paix, ainsi appelée parce qu’en 1728, la ville a accueilli pendant plusieurs mois une conférence européenne qui devait décider de l’avenir de Gibraltar.
Parmi les diplomates qui se trouvaient réuni à Soissons, l’Espagne avait envoyé le marquis de Santa Cruz.
Celui-ci avait pris en grande estime un jardinier de l’abbaye Saint-Léger, un certain Jacques, qui répondait au surnom de « Jacquot ».
Les négociations traînant en longueur, le marquis de Santa Cruz fut rappelé par le roi d’Espagne.
Mais avant de quitter Soissons, pour remercier Jacques le jardinier, l’Espagnol lui fit don d’un grand sac en cuir de Cordoue.
Dans ce sac, Jacquot découvrit des haricots d’une taille énorme, beaucoup plus gros que ceux que l’on cultivait à l’époque dans le pays.
Il s’empressa d’y goûter, les trouva fort bons et en planta l’année suivante.
Alors toute la ville et les environs se mirent à parler des haricots de Jacquot qui furent bientôt connus sous le nom de « gros Jacquots ».

La paix de Soissons ne fut jamais signée, mais le haricot Jacquot de Soissons était né!